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POESIE  UNLIMITED
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POESIE UNLIMITED

VIP-Blog de nebulosa
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  • Créé le : 17/11/2007 17:47
    Modifié : 15/12/2025 17:03

    Fille (0 ans)
    Origine : paris
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    UNE FEMME M'ATTEND

    29/10/2016 08:30

    UNE FEMME M'ATTEND


    Une femme m’attend

    Walt Whitman

    Une femme m’attend, elle contient tout, rien n’y manque;
    Mais tout manquerait, si le sexe n’y était pas, et si pas la sève de l’homme qu’il faut.

    Le sexe contient tout,
    Corps, âmes, Idées, preuves, puretés, délicatesses, fins, diffusions,
    Chants, commandements, santé, orgueil, le mystère de la maternité, le lait séminal,
    Tous espoirs, bienfaisances, dispensations,
    Toutes passions, amours, beautés, délices de la terre,
    Tous gouvernements, juges, dieux, conducteurs de la terre,
    C’est dans le sexe, comme autant de facultés du sexe, et toutes ses raisons d’être.

    Sans douté, l’homme, tel que je l’aime, sait et avoue les délices de son sexe,
    Sans doute, la femme, telle que je l’aime, sait et avoue les délices du sien.

    Ainsi, je n’ai que faire des femmes insensibles,
    Je veux aller avec celle qui m’attend, avec ces femmes qui ont le sang chaud et peuvent me faire face,
    Je vois qu’elles me comprennent et ne se détournent pas.
    Je vois qu’elles sont dignes de moi. C’est de ces femmes que je veux être le solide époux.

    Elles ne sont pas moins que moi, en rien;
    Elles ont la face tannée par les soleils radieux et les vents qui passent,
    Leur chair a la vieille souplesse divine, le bon vieux ressort divin;
    Elles savent nager, ramer, monter à cheval, lutter, chasser, courir, frapper, fuir et attaquer, résister, se défendre.
    Elles sont extrêmes dans leur légitimité, – elles sont calmes, limpides, en parfaite possession d’elles-mêmes.

    Je t’attire à moi, femme.
    Je ne puis te laisser passer, je voudrais te faire un bien;
    Je suis pour toi et tu es pour moi, non seulement pour l’amour de nous, mais pour l’amour d’autres encore,
    En toi dorment de plus grands héros, de plus grands bardes.
    Et ils refusent d’être éveillés par un autre homme que moi.

    C’est moi, femme, je vois mon chemin;
    Je suis austère, âpre, immense, inébranlable, mais je t’aime;
    Allons, je ne te blesse pas plus qu’il ne te faut,
    Je verse l’essence qui engendrera des garçons et des filles dignes de ces Etats-Unis; j’y vais d’un muscle rude et attentionné,
    Et je m’enlace bien efficacement, et je n’écoute nulles supplications,
    Et je ne puis me retirer avant d’avoir déposé ce qui s’est accumulé si longuement en moi.

    A travers toi je lâche les fleuves endigués de mon être,
    En toi je dépose un millier d’ans en avant,
    Sur toi je greffe le plus cher de moi et de l’Amérique,
    Les gouttes que je distille en toi grandiront en chaudes et puissantes filles, en artistes de demain, musiciens, bardes;
    Les enfants que j’engendre en toi engendreront à leur tour,
    Je demande que des hommes parfaits, des femmes parfaites sortent de mes frais amoureux;
    Je les attends, qu’ils s’accouplent un jour avec d’autres, comme nous accouplons à cette heure,
    Je compte sur les fruits de leurs arrosements jaillissants, comme je compte sur les fruits des arrosements jaillissants que je donne en cette heure.
    Et je surveillerai les moissons d’amour, naissance, vie, mort, immortalité, que je sème en cette heure, si amoureusement.

    Walt Whitman, Feuilles d’herbes (Traduction de JulesLaforgue)

     

    Illustration: Sean Landers           28.10.2016

     





     
     


     

    L'HERISSON

    27/10/2016 22:51

    L'HERISSON


    Il n'est pas encore temps……

    La petite lumière au loin reste allumée,

    Elle scintille toute la nuit

    Qui sait sur qui elle veille?

     

    Il n'est pas encore temps de retourner

    debout dans la vie pour affronter un nouveau jour.

    La nuit me berce tout doux dans ses entrailles

    Un voile gris estompe ma conscience

    Je me détends  dans mon imaginaire.

     

    J'ai aimé un hérisson.

    Je l'ai connu blessé et en souffrance.

    Personne ne pouvait s' en approcher.

    Que pour moi ses piquants étaient

    doux comme des plumes

    Et son âme belle comme la mer.

     

    On avait beaucoup de plaisir de chair.

     

    Avec le temps il est redevenu

    Tout beau et tout brillant.

    Il sautait, il causait, il riait.

    Il courait au loin tout excité.

     

    Je restais au nid avec mon amour au ventre

    Et mes yeux dansaient à l'horizon.

    J'attendais en vain mon hérisson.

    Il a largué les amarres et il a oublié

    que je suis son ancre.

    Un ancre sans bateau ni phare.

     

    Un jour j'ai vu un écureuil immense

    avaler un hérisson tout cru et fou.

    Un  écureuil gros comme un kangourou.

    J'ai regardé dans son flanc

    si je ne trouve pas mon hérisson.

    en vain - il reste loin dans son secret.

     

    Le jour se lève. La lumière me ramène à la raison.

    Hérisson, écureuil, Amour. Vite,  la vie !

    En un battement de cil tout est fini.

    Une poussière parmi les poussières.

    Dans l'ordre de l'infini.

     


    Texte: Nebulosa              Illustration: Kaoru Arima                27.10.2016





     
     


     

    LE COEUR

    21/10/2016 14:24

    LE COEUR


    Le cœur.

    Oui le cœur

    Je le sens

    Dans ma gorge

    Gonflé d'amour

    Chaud et douloureux.

     

    Le cœur.

    C'est bien l'empire

    Des sentiments

    Qui montent tout droit

    A la tête encore plus loin

    Qui mettent les  yeux

    En  feu et puis en larmes.

     

    Le cœur.

    Mon cœur chéri est

    Sans défense contre

    Les vagues douces

    Et flèches perfides

    Que tu envois

    Plein dans le mille.

     

    Le cœur.

    Mon petit cœur

    Déjà mille fois raccommodé

    Déjà mille fois trompé

    Bât toujours en confiance

    Avec l'invisible, l'impalpable

    Et avec  mes cœurs semblables.

     

     

    Texte: Nebulosa                         Illustration: Nathalie Leverger           21.10.2016





     
     


     

    L'INVITATION AU VOYAGE

    21/10/2016 13:57

    L'INVITATION AU VOYAGE


    L’Invitation au Voyage


    Mon enfant, ma sœur, 
    Songe à la douceur 
    D’aller là-bas vivre ensemble ! 
    Aimer à loisir, 
    Aimer et mourir 
    Au pays qui te ressemble ! 
    Les soleils mouillés 
    De ces ciels brouillés 
    Pour mon esprit ont les charmes 
    Si mystérieux 
    De tes traîtres yeux, 
    Brillant à travers leurs larmes. 

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté, 
    Luxe, calme et volupté. 

    Des meubles luisants, 
    Polis par les ans, 
    Décoreraient notre chambre ; 
    Les plus rares fleurs 
    Mêlant leurs odeurs 
    Aux vagues senteurs de l’ambre, 
    Les riches plafonds, 
    Les miroirs profonds, 
    La splendeur orientale, 
    Tout y parlerait 
    À l’âme en secret 
    Sa douce langue natale. 

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté, 
    Luxe, calme et volupté. 

    Vois sur ces canaux 
    Dormir ces vaisseaux 
    Dont l’humeur est vagabonde ; 
    C’est pour assouvir 
    Ton moindre désir 
    Qu’ils viennent du bout du monde. 
    - Les soleils couchants 
    Revêtent les champs, 
    Les canaux, la ville entière, 
    D’hyacinthe et d’or ; 
    Le monde s’endort 
    Dans une chaude lumière. 

    Là, tout n’est qu’ordre et beauté, 
    Luxe, calme et volupté. 

     

    Texte: Charles Beaudelaire             Illustration: Réné Magritte        21.10.2016





     
     


     

    GLAUBE

    21/10/2016 11:51

    GLAUBE



    Die Blätter fallen, fallen wie von weit,
    als welkten in den Himmeln ferne Gärten;

    sie fallen mit verneinender Gebärde.

    Und in den Nächten fällt die schwere Erde

                                                  aus allen Sternen in die Einsamkeit.

    Wir alle fallen. Diese Hand da fällt.
    Und sieh dir andre an: es ist in allen.

                                               Und doch ist Einer, welcher dieses Fallen
                                                unendlich sanft in seinen Händen hält
    .

    Texte: Rainer Maria Rilke                      Illustration: Réné Magritte                 21.10.2016





     
     

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